Pour la première fois depuis le début de la guerre, les alliés occidentaux de Kiev évoquent explicitement l’hypothèse d’une concession territoriale comme levier de sortie du conflit. Longtemps taboue, l’idée circule désormais dans les cercles diplomatiques européens et américains, sous la pression d’une guerre d’usure, du coût politique du soutien militaire et de l’incertitude stratégique à long terme.
Il ne s’agit pas d’une reconnaissance formelle des annexions russes, mais d’un gel de facto des lignes, possiblement accompagné d’un statut spécifique pour certaines zones occupées : démilitarisation, administration transitoire, garanties de sécurité. À Kiev, le pouvoir reste officiellement inflexible, tout en laissant filtrer que toute décision majeure pourrait passer par un référendum, manière de déplacer la charge politique.
Ce glissement sémantique révèle un basculement plus profond : l’Occident ne parle plus de victoire ukrainienne, mais de stabilité négociée. Un réalisme contraint, dicté moins par Moscou que par l’épuisement stratégique des soutiens de Kiev.
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