La sortie de The Life of a Showgirl, album de Taylor Swift sorti en octobre 2025, aurait été suivi d’une vaste campagne de diffamation, orchestrée via des comptes automatisés sur les réseaux sociaux. Selon un rapport du groupe d’analyse comportementale GUDEA, rendu public dans un article pour Rolling Stone, peu après la sortie de l’album, un petit nombre de comptes inauthentiques, moins de 4 % des utilisateurs repérés, ont généré près de 28 % des publications liées à l’artiste.
Ces comptes ont diffusé des accusations graves et largement infondées. Ils ont affirmé que l’album ou le merchandising portait des symboles nazis, que la chanteuse soutenait des idées d’extrême droite ou qu’elle entretenait des liens cachés avec des mouvements suprémacistes. Des détails minces, un mot dans une chanson, un bijou au design controversé, ont été utilisés pour alimenter ces rumeurs.
Le procédé, décrit comme une « manipulation narrative », visait non simplement à diffuser des accusations mais à provoquer une polémique. Une fois ces fausses informations publiées, des internautes sont intervenus, parfois pour dénoncer les accusations, parfois pour y adhérer, ce qui a amplifié la visibilité du discours, relayé par les algorithmes des plateformes.
Le rapport de GUDEA montre aussi que les publications suspectes ont connu deux pics majeurs : l’un juste après la sortie de l’album, l’autre après le lancement de la ligne de merchandising liée à l’album, une stratégie qui ressemble fortement à un plan de « diffusion calculée » de rumeurs.
Cette campagne de diffamation a mis en lumière les dangers des réseaux sociaux : un petit nombre d’acteurs, en utilisant des faux comptes, peut orienter le discours public, créer des polémiques et porter atteinte à la réputation d’artistes ou de personnalités, même sans fondement. Il s’agit d’un exemple frappant de la manière dont la désinformation et les mécanismes d’algorithmes peuvent façonner l’opinion. Alors que l’industrie de la musique et les communautés en ligne continuent d’évoluer, cette affaire rappelle l’importance de la vigilance et de l’esprit critique face aux contenus viraux.
