Tout appareil électronique peut bugger. Même un robot taxi.
L’Europe voit enfin poindre les premiers robotaxis, mais à un rythme mesuré, loin du déploiement fulgurant observé aux États-Unis ou en Asie. Plusieurs projets pilotes émergent : en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, où les autorités testent l’intégration de ces véhicules autonomes dans des environnements urbains réels. Les constructeurs et opérateurs, notamment Waymo et Baidu, visent une commercialisation progressive d’ici 2026-2027, mais tout dépendra du feu vert réglementaire.
Le potentiel est majeur : réduction des coûts de transport, amélioration de l’accessibilité dans les zones peu desservies, optimisation du trafic et baisse des accidents liés aux erreurs humaines. Les robotaxis pourraient devenir un maillon clé de la mobilité du futur, en particulier pour les trajets courts et nocturnes.
Cependant, l’Europe demeure prudente. Cadre légal strict, exigences de sécurité très élevées, infrastructures à adapter et scepticisme du public ralentissent l’adoption. La mutation avance, mais avec le tempo européen : lent, contrôlé, et sous haute surveillance institutionnelle.
