Inde : Une punition qui tourne au drame

En Inde, l’indignation monte après la mort d’une élève de 12 ans, punie pour un simple retard à l’école. La collégienne, en classe de sixième dans une école de Vasai, près de Mumbai, a été forcée par sa professeure à effectuer 100 squats avec son cartable sur le dos pour être arrivée avec quelques minutes de retard.

Très vite, la jeune élève se plaint de douleurs intenses au dos et aux jambes. Son état se dégrade dans les jours suivants. Elle est hospitalisée à Mumbai, où elle décède une semaine plus tard. Les premières conclusions de l’autopsie évoquent une forte anémie, une fragilité préexistante qui aurait rendu son corps incapable de supporter un tel effort.

Sa famille accuse l’école et l’enseignante d’avoir fait preuve d’une violence injustifiable. Pour eux, la punition reste au cœur du drame, quelles que soient les explications médicales. L’établissement, lui, assure qu’il ne s’agissait que d’un exercice collectif et que la professeure n’aurait pas identifié la jeune fille dans le groupe.

L’affaire relance le débat sur les châtiments corporels à l’école, officiellement interdits, mais encore fréquents dans certaines régions. Associations et responsables politiques réclament des sanctions exemplaires et davantage de contrôles dans les établissements. Derrière les chiffres et les communiqués, reste l’image insupportable d’une enfant morte pour quelques minutes de retard et un “exemple” que des adultes ont voulu donner à une classe entière.

Photo générée via IA