La Maison Blanche manipule un tube de Taylor Swift

Une vidéo diffusée récemment par la Maison Blanche américaine détourne un morceau de la chanteuse Taylor Swift pour servir un discours patriotique, provoquant une onde de choc médiatique. Le clip institutionnel met en scène des drapeaux, des images symboliques de fierté nationale et un extrait musical qui n’a pas été autorisé pour cet usage. Cette appropriation soulève des questions sur la frontière entre communication politique et exploitation culturelle.

Taylor Swift, bien plus qu’une pop star, incarne un phénomène générationnel mondial. L’utilisation de son œuvre sans consentement explicite par une institution d’État touche au droit d’auteur, mais aussi à une économie de la symbolique : associer sa musique à un message gouvernemental, c’est accoler l’image d’une icône à une narration politique. Le débat va bien au-delà du copyright : il interroge la neutralité culturelle et l’appropriation des instruments artistiques dans l’espace public.

Face à la polémique, la Maison Blanche justifie le montage par un « usage court et contextuel », se réfugiant derrière le « fair-use » américain. Les juristes restent sceptiques et assurent que cet argument ne suffit pas à en décliner la responsabilité.

 Pour Taylor Swift et ses ayants droit, cette manœuvre marquerait un précédent : quand la musique d’un artiste devient le réacteur d’un discours public sans accord, qui contrôle alors la narration ?