Olivia Rodrigo : quand la pop s’érige contre la propagande d’État

Le 8 novembre 2025, Olivia Rodrigo a pris la parole avec une force inattendue, provoquant un véritable séisme politique et culturel. La chanteuse américaine de 22 ans, icône d’une génération entière, a découvert que sa chanson All-American Bitch avait été utilisée sans son accord dans une vidéo officielle publiée sur le compte du Department of Homeland Security et relayée par la Maison-Blanche de Donald Trump. Le clip, destiné à promouvoir une campagne de “self-deportation” pour les immigrés sans papiers, montrait des images de l’ICE accompagnées du slogan glaçant : “Leave now using the CBP Home app. If you don’t, you will face the consequences.”

Face à ce détournement, Olivia Rodrigo n’a pas mâché ses mots :

“Don’t ever use my songs to promote your racist, hateful propaganda.”

En quelques minutes, son commentaire a envahi les réseaux sociaux, devenant un symbole de résistance culturelle face à l’instrumentalisation politique de l’art. La Maison-Blanche a rapidement retiré la musique du clip, remplacée par un simple message : “This song is currently unavailable.”

Ce geste d’Olivia prend une dimension d’autant plus forte qu’elle reste une artiste jeune, encore récente dans l’industrie, mais déjà capable d’affronter publiquement un gouvernement. À seulement 22 ans, elle s’impose non seulement comme une autrice-compositrice talentueuse, mais aussi comme une voix de conscience dans une Amérique divisée.

Depuis ses débuts avec Drivers License, Olivia Rodrigo a toujours mêlé émotion brute et lucidité sociale. Mais avec cet épisode, elle franchit un cap : elle prouve qu’elle n’est pas seulement une pop star, mais une artiste engagée, consciente du poids de ses mots et de sa musique. Dans un pays où la culture devient parfois un outil de manipulation politique, Olivia rappelle qu’elle appartient d’abord à ceux qui l’écoutent, pas à ceux qui gouvernent.