La nuit du 12 octobre, une unité de l’armée malgache (C.A.P.S.A.T.) a renversé le président Andry Rajoelina, l’Assemblée nationale l’a destitué, et le colonel Michael Randrianirina s’est auto-proclamé président de la « Refondation de la République », une prise de pouvoir jugée illégale par l’Union africaine, qui a suspendu Madagascar de ses instances.
Les manifestants, soutenus par des franges étudiantes et citoyennes, saluent ce renversement comme une réponse à une gouvernance jugée autoritaire ; les craintes surgissent déjà : répression accrue, manque de légitimité internationale, retour des militaires au cœur de l’État.
Le défi sera de restaurer un ordre constitutionnel, tout en évitant de tomber dans une « refondation » sans participation démocratique.
