Deux géants, Goldman Sachs et Amazon, ont annoncé des ajustements majeurs de leurs effectifs en lien direct avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Amazon a annoncé la suppression de 14 000 postes à l’échelle mondiale, évoquant une « réduction globale liée en grande partie à l’IA ». De son côté, Goldman Sachs a publié un mémo interne indiquant un gel des recrutements et une « réduction limitée de certains rôles » dans le cadre de sa stratégie « OneGS 3.0 », axée sur l’IA et l’efficacité opérationnelle. Les deux annonces posent un dilemme majeur : l’IA est-elle d’abord un moteur de productivité ou un vecteur de suppression massive d’emplois ? Et dans quelle mesure les salariés disposent-ils de visibilité, de reconversion ou de protection ? En filigrane, une question sociétale se dessine : à l’heure où l’IA transforme les métiers, quelle est la place du travail humain et comment les États ou entreprises doivent-ils anticiper le choc potentiel ? Le tabou reste l’équilibre entre innovation et responsabilité sociale, un débat qui s’impose de plus en plus.
Goldman Sachs et Amazon : l’IA rime-elle désormais avec suppressions d’emplois ?
