Le Premier ministre albanais Edi Rama crée la surprise en annonçant la nomination de Diella, première “ministre de l’Intelligence Artificielle” du pays. Sa mission ? Déployer l’IA au cœur du fonctionnement gouvernemental, notamment en mettant en place 83 assistants parlementaires virtuels destinés à moderniser, accélérer et optimiser le travail des députés. Rama présente cette initiative comme un “saut nécessaire vers l’avenir”, affirmant que l’IA permettra de réduire la bureaucratie, améliorer la transparence et libérer du temps pour les élus afin de se concentrer sur la stratégie plutôt que l’administratif. Si certains saluent une avancée visionnaire, d’autres redoutent une déshumanisation de la politique et un risque de dépendance technologique. L’Albanie devient toutefois l’un des premiers pays européens à intégrer l’IA de façon institutionnelle, un laboratoire politique que l’Europe observe déjà de près.
