Procès Brigitte Macron : au-delà de l’injure, un tournant pour le cyber-harcèlement

Un procès s’est ouvert à Paris le 27 octobre 2025 contre dix personnes, huit hommes et deux femmes, accusées de cyber-harcèlement à l’encontre de Brigitte Macron.  Les prévenus sont poursuivis pour avoir diffusé en ligne des affirmations selon lesquelles la Première dame serait née homme, associées à des injures portant sur son genre, sa sexualité ou la différence d’âge avec son mari, Emmanuel Macron.

Leur défense se fonde sur la « liberté d’expression », tandis que les parties civiles dénoncent un harcèlement ciblé et virulent. Le tribunal correctionnel de Paris examine aussi les composants viraux et transnationaux de ces rumeurs, certaines ayant circulé aux États-Unis. Le dossier pose un double enjeu : comment concilier liberté d’expression et protection des personnes contre les discours haineux ? Et jusqu’où l’outil judiciaire peut-il endiguer les dynamiques de désinformation numérique ? Quel que soit l’issue, ce procès pourrait marquer un précédent dans la lutte contre le harcèlement en ligne de personnalités publiques.