À quelques jours du sommet COP30 qui se tiendra à Belém au Brésil, des ONG et centres de recherche appellent les dirigeants mondiaux à un « choc d’adaptation ». L’adaptation au changement climatique reste chroniquement sous-financée alors que le diagnostic des scientifiques s’alourdit. Le Global Center on Adaptation rappelle que moins de quinze centimes de chaque dollar alloué au climat est consacré à l’adaptation. Le Brésil met en lumière ce déficit structurel à travers la récente opération policière meurtrière dans une favela tandis que les impacts des ouragans et des cyclones s’accentuent. Ce sommet est donc perçu non seulement comme un forum politique mais comme un test de leadership global.
Les engagements pris à Belém pourraient inaugurer une phase de montée en puissance des financements d’adaptation mais l’ambition devra se traduire rapidement par des plans nationaux, des investissements concrets et un suivi rigoureux. Le monde attend que la parole soit suivie d’actes.
