La réforme des retraites en France suscite de vifs débats. Parmi les gagnants, on compte les retraités modestes dont les pensions de base seront revalorisées ou maintenues, ce qui permet de préserver un certain pouvoir d’achat pour ceux qui vivent avec peu. Les petits pensions et les régimes simples devraient mieux s’en sortir, notamment grâce aux mesures compensatoires que l’État s’efforce de mettre en place. En revanche, les perdants risquent d’être les seniors avec des retraites moyennes à élevées, notamment ceux qui cotisent longtemps dans des secteurs ou régimes spéciaux. Le gel partiel des pensions, le ralentissement de l’indexation ou le report implicite de certains avantages pourraient peser lourd.
De plus, le “plan Bayrou 2026” prévoit que le gel des pensions, de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) et du barème fiscal retire plusieurs milliards d’euros au pouvoir d’achat des retraités dès 2026. Selon l’OFCE, 90 % des retraités seraient “perdants” de ce plan. Le gouvernement met en garde : modifier la réforme coûterait “des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027”. Ainsi, l’enjeu clé sera de trouver un équilibre entre la soutenabilité financière du système et le maintien des garanties sociales. Le risque est une fracture intergénérationnelle plus forte encore, si les plus âgés ressentent que les efforts pèsent surtout sur eux
