L’apparition de la Lumpy Skin Disease (maladie de la peau bosselée) parmi les troupeaux européens révèle des failles profondes : elles ne sont plus seulement agricoles mais structurelles. Bien que la France n’ait pas (ou pas encore) été frappée de plein fouet, le phénomène rappelle que la vulnérabilité sanitaire s’inscrit dans un contexte de fragilité rurale : élevages dépendants, réseaux logistiques tendus, services vétérinaires sous pression. La crise bovine devient symbole : quand les fondations rurales vacillent, l’économie nationale peut être ébranlée. Il faut y voir un avertissement : la souveraineté alimentaire et productive, si elle veut être réelle, suppose des défenses solides contre les chocs externes (« épizooties », géopolitique, climat). L’épidémie, au-delà de son impact immédiat, met en valeur la nécessité de renforcer les maillons faibles d’un pays qui veut rester producteur, pas uniquement consommateur.
