L’économie de la zone euro affiche des signaux de stabilisation mais la croissance reste faible

Selon les dernières données de European Central Bank (ECB), l’épargne nette des ménages dans la zone euro s’élève désormais à 861 milliards €, soit 7 % du revenu disponible net sur les quatre derniers trimestres.  Parallèlement, l’endettement des entreprises non-financières régresse à 66,3 % du PIB (contre 67,9 % un an plus tôt). Cette amélioration des ratios financiers masque toutefois une réalité plus mitigée : la croissance reste anémique (prévisions autour de 1 % pour 2025) et l’investissement ne décolle pas suffisamment.  Les entreprises interrogées par l’ECB se déclarent optimistes, mais leurs profits continuent de baisser, ce qui incite à la prudence. L’inflation sur le court terme est sous contrôle (autour de l’objectif 2 %), mais l’architecture économique européenne demeure fragile. La leçon pour les marchés est claire : sans rebond de la consommation et de l’investissement, la zone euro pourrait stagner durablement. Et pour les investisseurs, cela signifie que les rendements pourraient être limités malgré des valorisations qui restent élevées.