Le Federal Reserve (Fed) et la Bank of Canada ont toutes deux laissé entendre qu’une réduction des taux d’intérêt avant la fin de l’année est désormais peu probable. Selon un article de Bloomberg, après plusieurs séances sans modifications, les investisseurs ont dû revoir à la hausse leurs attentes : les rendements obligataires ont encore augmenté, signe que le marché anticipe un maintien des coûts d’emprunt.
Dans ce contexte, l’optimisme lié à une “atterrissage en douceur” de l’économie américaine paraît fragilisé : l’inflation reste fermement au-dessus de l’objectif, la croissance hésitante, et les banques centrales veulent éviter d’aggraver un retournement. Pour les entreprises et les ménages, le message est clair : pas de répit à prévoir, et les marges restent sous pression. Ce durcissement du ton pourrait peser sur les valorisations boursières, et on observe déjà une rotation vers des actifs plus défensifs. Le point de bascule pourrait venir des données sur l’emploi ou l’inflation : si celles-ci se détériorent, la Fed pourrait mentionner une pause prolongée.
Finalement, ce revirement de communication oblige les investisseurs à ajuster leurs plans pour 2026, et souligne que la “fin des hausses” ne signifie pas systématiquement “début des baisses”.
