Europe sous pression pour financer ses ambitions sociales

Dans un discours prononcé à Bruxelles, le directeur du département européen du Fonds monétaire international (FMI) a posé la question aiguë de savoir comment l’Europe allait pouvoir financer ses politiques quand les marges budgétaires sont aussi limitées.  Le contexte est marqué par des taux d’endettement élevés, une croissance modérée et des défis multiples : transition énergétique, vieillissement des populations, compétitivité affaiblie. Ces contraintes imposent de choisir entre des réformes structurelles lourdes, des hausses d’impôt ou des coupes dans les dépenses sociales. Le choix s’annonce politique et tendu. Le FMI souligne que l’Europe doit ajuster tant au niveau macro que micro en réformant le marché du travail, en améliorant la productivité et en repensant les priorités d’investissement.

 Le futur budgétaire européen dépendra non seulement des recettes disponibles mais aussi de la capacité à dégager des gains de croissance. Le temps des arbitrages s’impose et les décisions prises dans les mois à venir seront décisives pour la durabilité des modèles sociaux européens.